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La province Ogooué-Ivindo est située au nord-est du pays et constitue un véritable sanctuaire de biodiversité. En effet, ses forêts équatoriales denses abritent une faune et une flore uniques, faisant de cette province un joyau écologique national.

Traversée par des rivières majestueuses, elle offre des opportunités pour la pêche, l’agriculture durable et le tourisme écologique. 

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Mbolo! Oyémwa! Hola! Oudiémi! Oudjemama!

Ogivin (OJ20), c’est un mot que vous ne trouverez nulle part ailleurs que chez nous, au Gabon. Vous ne trouverez pas non plus Migovéen ou encore moins Altogovéen. Pour cause, ces mots désignent les habitants de 3 des 9 provinces que compte le pays. Les Ogivins sont les habitants ou ressortissants de l’Ogooué Ivindo. Située au Nord-Est, l’Ogooué Ivindo est la province la plus vaste du pays avec une superficie de 46075 kilomètres carrés sur un total de 267 667 pour tout le pays. Pour vous donner un ordre d’idées, la superficie de la Guinée équatoriale est de 28051 Kilomètres carrés. La province de l’Ogooué Ivindo est donc plus de 1,6 fois plus grande que ce pays voisin. Les Migovéens quant à eux, sont les ressortissants de la province du Moyen-Ogooué, province située au centre du Gabon, où se trouve Lambaréné, la ville du célèbre docteur alsacien. Et puis, les Altogovéens, sont eux originaires du Haut-Ogooué, province située au sud du pays et tout comme l’Ogooué Ivindo, est frontalière avec le Congo Brazaville. Mbolo ! Une fois de plus, c’est comme ça qu’on salue au Gabon et Oyémwa spécifiquement chez certains peuples de l’Ogooué Ivindo.

Les pachydermes

Le royaume des pachydermes

Les singes

Le royaume des singes

Variété d'oiseaux

Variété d'oiseaux

Pérroquet

Pérroquet gris du Gabon

Les caméléons

Les caméléons

Espèces rares

Le crocodile orange du Gabon

Ce site a pour ambition de vous présenter la province de l‘Ogooué Ivindo, ses peuples, leurs spécificités, leurs rites et traditions, la richesse de ses sites naturelles, et bien sûr ses parcs nationaux de la Lopé avec une superficie de 4 970 mètres carrés, de Mwagna, de l’Ivindo et celui de Minkébé qu’elle partage avec la province voisine du Woleu-Ntem.

La province fut à une époque un haut lieu de la culture du café et du cacao. Comme leurs voisins de la province du Woleu-Ntem, les paysans de l’Ogooué Ivindo ont connu un temps de prospérité quand dans les années 1980, le gouvernement leur assurait des revenus sûrs en achetant leur production par l’entremise de la « Caisse Cacao », entité publique chargée de la filière. Dans chaque village, chaque famille avait ses deux plantations, l’une de café, l’autre de cacao. Lors de la récolte, toute la famille était impliquée. Il y avait les tout-petits qui suçaient les fèves sucrées des cabosses, après que les plus grands les ont cueillis. L’étape du séchage au soleil sur de grands étals était personnellement supervisée par le patriarche lui-même, ainsi que celle de la mise en sacs et de la pesée et de la vente auprès des agents de la caisse cacao. Aujourd’hui, faute d’infrastructures (routes, ponts, voies ferrées), mais surtout à cause d’une politique économique orientée vers le tout pétrole, le secteur est pratiquement à l’arrêt.

L’Ogooué Ivindo est aussi une province à fort potentiel industriel, puisque son sous-sol renferme un formidable gisement de fer qui fut d’ailleurs à l’origine de la décision par feu Président Léon MBA de la construction du chemin de fer transgabonais. Celui-ci devait en effet permettre d’évacuer la production du minerai de fer de Bélinga vers le port minéralier d’Owendo. Il en fut autrement, le tracé actuel va jusqu’à Franceville, d’où le train permet l’acheminement du manganèse vers la capitale.

Venez donc faire un tour avec nous dans les forêts primaires de l’Ogooué Ivindo, à la rencontre des peuples pygmées détenteurs des secrets millénaires qui ne se transmettent que par la tradition orale. Allons ensemble à Mekambo passer des journées avec des éléphants qui s’incrustent parfois jusque sur la pelouse du stade du lycée. Partons à l’assaut des sommets enneigés du mont Mbengouè, plus haute montagne de la province. Allons ensemble visiter la ville de Bouée, par train depuis la gare d’Owendo.

Nous tomberons peut-être nez à nez avec l’impressionnant « dos gris ». Visitons Ovan et ses paysages de verdure à couper le souffle. Et puis, fatigués, nous nous essayerons à Makokou, sur la place de l’Indépendance, juste à côté du Mausaulée du chanteur Alexandre Sambat, nous regarderons la nuit tomber sur le fleuve Ivindo, nous baladerons nos regards de la paroisse catholique d’époque coloniale au pont enjambant le fleuve et nous soufflerons un peu.

Géographie - Faune et Flore

D’importantes richesses naturelles

L’Ogooué-Ivindo dispose d’importantes richesses naturelles. En outre, l’exploitation de l’or et du fer va constituer le potentiel minéralier de la province. La forêt reste insuffisamment exploitée et constitue la première richesse renouvelable de la province.

La forêt couvre 87% de la superficie totale de la province. Toutefois, le département de la Lopé présente de nombreuses bandes de savanes verdoyantes au milieu des forêts denses.
Le relief est accidenté, jalonné de nombreux monts dont les plus importants sont les chaînes de Mokéko au Sud-Ouest abritant le mont Brazza et au Nord-Est le mont Belinga culminant à 1 024 mètres d’altitude.

Une faune sauvage et une flore très particulière

Une très grande partie de la végétation est constituée de forêts guinéo congolaises denses et humides. La majeure partie de l’Ogooué-Ivindo est constituée des forêts précitées qui sont anciennes ou très anciennes, mais sur le plateau d’Ipassa elles sont perturbées et secondarisées par de fréquentes tornades. Une flore particulière habite les nombreuses chutes de l’Ogooué-Ivindo. La faune du Parc national de l’Ivindo compte plus d’une centaine de mammifères, dont primates, carnivores, gorilles, chimpanzés. L’avifaune compte plus de trois cent espèces, parmi lesquelles figure le Picatharte du Cameroun.

A NE PAS MANQUER

Les Majestueuses chutes de Kongou

Les chutes de Kongou, situées dans le Parc national de l’Ivindo au nord-est du Gabon, sont l’une des cascades les plus puissantes et larges d’Afrique centrale, s’étendant sur plus de 3 km avec une hauteur de 56 mètres. Ce joyau naturel, accessible en pirogue depuis Makokou, rugit au milieu d’une forêt primaire vierge

Ces chutes, de plus de 1 kilomètres de large, descendent en 3 sauts successifs sur plus de 80 à 100 mètres de dénivelé. Le premier niveau, celui qui est au bord du promontoire d’observation, est appelé, en Kota, MEBOMBA-LIMBAMI. Ce sont les noms de 2 jumeaux. C’est la partie qu’on voit depuis le campement, ou plutôt en descendant par le petit sentier, sur une cinquantaine de mètre.

Les chutes de Mingouli

Les chutes de Mingouli et de Kongou ont largement contribué à la création du Parc National d’Ivindo mais c’est l’ensemble du complexe de chutes et de rapides de l’Ivindo et de la Djidji qui est exceptionnel.

Sur une soixantaine de kilomètres, les eaux noires de l’Ivindo comprennent une succession de calmes et de rapides aux configurations très diverses et enveloppé d’un cadre de forêts denses intactes.

La descente en pirogue vers les chutes de Kongou constitue à elle seule une expérience fabuleuse et cette opinion est confirmée par la majorité des visiteurs. Les chutes de Kongou sont, les plus spectaculaires d’Afrique centrale.